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05 Lecture des mains et bluff

IntermédiaireEnviron 8 min de lectureMis à jour Schémas 2 · Questions 3

Comprendre le bluff

Bluffer consiste à miser avec une main faible pour faire coucher l’adversaire et remporter le pot. Il faut comparer le montant gagné en cas de réussite à celui perdu en cas d’échec.

Points clés de cet article

  1. Pour un bluff, comparez le montant gagné en cas de réussite à celui perdu en cas d’échec.
  2. Probabilité requise que tous les adversaires se couchent = montant misé ÷ (pot avant la mise + montant misé).
  3. Face à plusieurs adversaires, il est plus difficile de les faire tous se coucher.

01Quand un bluff devient-il rentable ?

Bluffer ne consiste pas simplement à miser avec une main faible. Vous misez parce que vous estimez que l’adversaire se couchera assez souvent.

À la river, supposons que le pot soit de 100. Vous misez 50 avec une main qui perdra si l’adversaire suit. Supposons qu’aucune égalité ne soit possible.

Bilan d’un bluff de 50 dans un pot de 100.
  1. L’adversaire se couche (vous recevez le pot de 100)+100
  2. L’adversaire suit (vous perdez les 50 misés)−50

Rentable si l’adversaire se couche dans plus de 33,3 % des cas

Pour ne pas perdre avec un bluff qui échoue si l’adversaire suit, la fréquence nécessaire à laquelle il se couche est : montant misé ÷ (pot avant la mise + montant misé).

Plus vous misez gros, plus l’adversaire doit se coucher souvent. Si une petite mise peut remporter un gros pot, un taux de réussite plus faible peut suffire pour être rentable.

L’équité nécessaire pour suivre utilise un autre dénominateur

Examinons des deux côtés une mise de 50 dans un pot de 100.

Ce que l’on calculeCalcul
Fréquence à laquelle l’adversaire doit se coucher pour que le bluff soit rentable50 misés ÷ (pot de 100 avant la mise + 50) = 33,3 %
Équité nécessaire à l’adversaire pour suivre50 à payer pour suivre ÷ pot de 200 après avoir suivi = 25 %

Le calcul du côté de l’adversaire qui suit est expliqué dans Cote du pot et espérance de gain. La réflexion sur les montants se poursuit dans Choisir le montant de sa mise.

02Le semi-bluff avec une main qui peut s’améliorer

Le semi-bluff consiste à miser avec une main actuellement faible, mais qui peut former une combinaison forte à la turn ou à la river. C’est le cas d’un tirage auquel il ne manque qu’une carte pour former une couleur ou une quinte.

Il existe deux façons de gagner. Si l’adversaire se couche immédiatement, vous remportez le pot sur-le-champ. S’il suit, vous pouvez encore gagner en formant plus tard une combinaison plus forte que la sienne.

La décision ne dépend donc pas seulement de la fréquence à laquelle l’adversaire se couche. Vos chances de gagner après qu’il a suivi entrent aussi dans l’espérance de gain.

Toutefois, tous les tirages ne justifient pas une mise. Si l’adversaire se couche rarement, la possibilité de remporter le pot grâce à la mise diminue. Demandez-vous aussi à l’avance si vous pourrez continuer face à une relance. Les probabilités de compléter un tirage figurent dans Compter les outs.

03Quelles mains utiliser pour bluffer ?

Une main se prête au bluff si elle a peu de chances de gagner en faisant parole jusqu’à l’abattage. Avec une main qui peut encore gagner, faire parole permet de conserver cette possibilité.

Caractéristique de la mainPourquoi elle convient
Peu de chances de gagner en l’étatFaire parole puis montrer sa main apporte peu
Une carte peut la renforcer plus tardElle conserve des chances de gagner si l’adversaire suit
Elle contient une carte utilisée dans les mains fortes de l’adversaireElle réduit le nombre de combinaisons possibles de ces mains chez l’adversaire

La carte mentionnée dans la troisième ligne du tableau est appelée un bloqueur. Par exemple, si trois cartes du board ont la même couleur et que vous détenez le A de cette couleur, l’adversaire ne peut pas avoir une couleur à l’as. Vérifiez aussi si ce bloqueur réduit le nombre de mains que l’adversaire pourrait coucher.

Ne décidez toutefois pas de miser sur la seule présence d’un bloqueur. Examinez d’abord les actions précédentes de l’adversaire et l’éventail de mains compatibles avec le board. La méthode est expliquée dans Lire les éventails de mains.

04Le bluff est plus difficile face à plusieurs adversaires

Pour remporter le pot grâce à un bluff, tous les adversaires encore en jeu doivent se coucher. Si l’un se couche mais qu’un autre suit, vous ne remportez pas le pot.

En supposant que chaque adversaire se couche une fois sur deux, indépendamment de l’action des autres.
  1. Face à un adversaire, il se couche50%
  2. Face à deux adversaires, les deux se couchent25%

50 % × 50 % = 25 %

Si deux adversaires se couchent chacun dans 50 % des cas, indépendamment de l’autre, ils se couchent tous les deux dans 25 % des cas. En pratique, lorsque le premier suit, celui qui joue après lui peut aussi être plus enclin à suivre. Cet exemple simplifié montre pourquoi il devient plus difficile de faire coucher tout le monde quand le nombre d’adversaires augmente.

Quand plusieurs joueurs restent en jeu, la probabilité que l’un d’eux ait une main forte augmente également.

05Erreurs fréquentes

Plus on bluffe, mieux c’est

Si l’adversaire ne se couche pas, bluffer plus souvent augmente les pertes. Tenez compte du nombre d’adversaires, des actions précédentes, du board et du montant misé pour voir s’il lui reste des mains qu’il pourrait coucher.

Les mains les plus faibles sont les meilleures pour bluffer

La faiblesse seule ne suffit pas à trancher. Une main avec un tirage peut mieux convenir qu’une main sans carte susceptible de la renforcer.

Une grosse mise fera coucher l’adversaire

Même une grosse mise ne fait pas nécessairement coucher l’adversaire. Il importe que vos actions depuis le préflop et le board rendent crédible la main forte que vous représentez.

Si l’adversaire suit, la décision était mauvaise

Un seul résultat ne permet pas de juger. Dans l’exemple d’une mise de 50 dans un pot de 100, le calcul tient aussi compte des fois où l’adversaire suit, même si vous misez en estimant qu’il se couchera dans plus de 33,3 % des cas.

06Vérifiez vos connaissances en 3 questions

Question 1À la river, vous bluffez en misant 60 dans un pot de 60. Vous perdez si l’adversaire suit, et aucune égalité n’est possible. À quelle fréquence doit-il se coucher pour que vous ne perdiez pas d’argent ?

Voir la réponse

Divisez les 60 misés par le total de 120, composé du pot de 60 avant la mise et des 60 misés. 60 ÷ 120 donne 50,0 %.

Question 2Au flop, vous misez avec un tirage auquel il ne manque qu’une carte pour former une couleur. Supposons qu’elle ne puisse pas gagner en l’état. De quelles façons cette mise peut-elle gagner ?

Voir la réponse

Un semi-bluff peut gagner si l’adversaire se couche immédiatement ou si vous formez une combinaison après qu’il a suivi.

Question 3Vous affrontez deux adversaires. Chacun se couche une fois sur deux, indépendamment de l’action de l’autre. À quelle fréquence se couchent-ils tous les deux ?

Voir la réponse

Les deux doivent se coucher. 50 % × 50 % donne 25 %.

07Essayez dans BlackPoker

Lorsque le Conseil de BlackPoker compare les espérances de gain à partir du flop, il tient aussi compte de la probabilité que tous les adversaires se couchent si vous misez. Les bluffs par une légère surrelance préflop ne sont utilisés que si votre tapis dépasse 40BB.

Sur l’écran Vérifier la réponse, vous pouvez aussi voir les cartes des adversaires qui se sont couchés. Les chiffres et les éventails de mains utilisés peuvent changer au fil des ajustements.

Questions fréquentes

Bluffe-t-on uniquement avec une main faible ?

La faiblesse actuelle de la main ne suffit pas à décider. Examinez aussi les cartes qui peuvent l’améliorer et celles que vous détenez qui réduisent les mains fortes possibles chez l’adversaire.

Comment calculer le taux de réussite nécessaire à un bluff ?

Divisez le montant misé par la somme du pot avant la mise et du montant misé. Une mise de 50 dans un pot de 100 nécessite 33,3 %.

Qu’est-ce qu’un semi-bluff ?

Il consiste à miser avec une main faible maintenant, mais susceptible de former une combinaison forte plus tard. Vous gagnez si l’adversaire se couche ; s’il suit, vous pouvez encore gagner en formant ensuite une combinaison plus forte que la sienne.

Production et édition : Predy GamesPublié le :Mis à jour :Signaler une erreur :Nous contacter

Voyez dans BlackPoker les décisions tenant compte des chances que les adversaires se couchentBlackPoker est un jeu de Texas Hold’em solo sans mise d’argent. Le Conseil postflop compare les valeurs attendues en tenant aussi compte de la probabilité que tous les adversaires se couchent face à une mise.

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